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Faux or et authenticité : Reconnaître la contrefaçon

Derrière certains lingots ou pièces d'or se cache parfois... du toc ! La contrefaçon d’or n’est pas qu’une fable d’Internet ou de films, c’est un vrai risque patrimonial qui gagne du terrain.

Si nous aimons l’idée de placer notre argent dans un métal qui traverse les siècles et préserve le pouvoir d’achat, gare aux illusions. L'or véritable, qu’il s’agisse d’un bijou, d’un lingot ou d’une pièce d’or d’investissement, comporte un ensemble de symboles et de propriétés physiques uniques, difficiles à falsifier… Mais encore faut-il les connaître.

Dans cet article, vous apprendrez à conjuguer vigilance et plaisir de détenir de l’or véritable pour garantir l'authenticité de vos avoirs.

Pourquoi existe-t-il du faux or ?

L’or attire depuis toujours les convoitises. Son prix élevé et sa liquidité en font une cible privilégiée pour les faussaires. Les méthodes les plus courantes :

  • Lingots en métaux plaqués ou creux, remplis de tungstène (un métal dont la densité est proche de celle de l’or).
  • Alliages trompeurs avec juste une fine couche d’or pur sur la surface du bijou ou de l'objet pour donner l’illusion de métal précieux véritable.
  • Faux poinçons et certificats imitant les grands raffinaires comme PAMP ou Valcambi. Pour en savoir plus, consultez notre article « Comment reconnaitre l'or grâce aux symboles ? »

Ces contrefaçons ne visent pas que les amateurs : certaines infiltrent même les circuits professionnels de l’or d’investissement. D’où l’importance de bien connaître les critères d’authenticité de l’or avant tout achat.

Plaqué or, faux lingot d'or... Les différents types d'or et leurs contrefaçons

Il existe plusieurs types de faux or, plus ou moins crédibles.

Le plaqué or reste le plus fréquent dans la bijouterie : une base en métal (cuivre, laiton, argent) recouverte d’une fine couche d’or véritable. Il n'est pas illégal s'il est correctement marqué.

Les fausses pièces et lingots d’or circulent de plus en plus, portés par la hausse du cours du métal jaune et l’intérêt croissant pour l’or d’investissement.
Certaines pièces ne sont que plaquées or sur une base en cuivre ou en laiton, tandis que d’autres sont de véritables contrefaçons, moulées à partir de modèles authentiques, parfois même frappées avec des matrices copiées.

Les versions les plus sophistiquées renferment un cœur en tungstène, un métal dont la densité est presque identique à celle de l’or pur. Poids parfait, éclat convaincant… mais un son, une épaisseur ou un bord légèrement différents les trahissent.

Les pièces les plus copiées sont les 20 francs Napoléon, les Krugerrand sud-africains et les Souverains britanniques, très recherchées par les investisseurs.
De la même manière, certains faux lingots d’or sont des moulages en cuivre ou en laiton recouverts d’un placage doré, ou, dans les arnaques plus élaborées, des barres partiellement ou totalement remplies de tungstène.

Dans tous les cas, il est possible de repérer les anomalies grâce à quelques indices fiables.

Comment reconnaître l'or véritable ?

Voici les principales méthodes pour vérifier l’authenticité de l’or et déceler les imitations, qu’il s’agisse de bijoux, de pièces ou de lingots.

Les poinçons

En France, tout bijou en or doit porter deux poinçons officiels :

  • le poinçon de titre, qui garantit la pureté de l’or (ex. 750 ‰ pour l’or 18 carats, 585 ‰ pour l’or 14 carats, 375 ‰ pour l’or 9 carats) ;
  • et le poinçon de maître, qui identifie l’orfèvre ou le fabricant.

Les poinçons les plus courants sont la tête d’aigle pour l’or 18 carats, la coquille Saint-Jacques pour l’or 14 carats, le trèfle pour l’or 9 carats, et l’hippocampe pour les bijoux importés.
Ces marques officielles, souvent gravées à l’intérieur d’une bague, sur la boucle d’une oreille ou sur le fermoir d’un collier, certifient la teneur en or et la conformité légale du bijou, garantissant ainsi la pureté de l’or.

À noter : les pièces et lingots d’or d’investissement ne portent pas de poinçons français.
Leur authenticité repose sur d’autres critères :

  • Pour les pièces, les marques monétaires, la valeur faciale, l’année de frappe et les caractéristiques dimensionnelles ;
  • Pour les lingots, le numéro de série, le titre de pureté (souvent 999,9 ‰), le logo du raffineur accrédité et le tampon du fondeur.

Sans poinçon ni marquage identifiable, prudence : l’objet peut être un simple alliage doré ou un faux à visée décorative.


Le poids et la couleur

Un lingot ou une pièce authentique respecte des standards précis de format et de poids. La moindre variation doit alerter. L'utilisation d'une balance de précision est recommandée. La couleur de l’or véritable est également caractéristique : l’or 24 carats, plus pur, affiche un jaune profond et chaud, tandis que l’or 18 carats, plus courant dans la bijouterie, présente souvent une nuance plus rosée ou cuivrée selon les alliages.

Le test de l'aimant

L’or n’est pas magnétique. Vous pouvez faire le test chez vous. Si une pièce, un bijou ou un lingot est attiré par un aimant, cela signifie qu'il contient d’autres métaux : l’or pur n’est jamais magnétique. Pour en savoir plus, consultez notre article « L’or est-il aimanté ? ».

La traçabilité

La traçabilité est un élément clé pour garantir l’authenticité de votre or.
Pour les lingots, un certificat d’authenticité émis par un raffineur accrédité par la LBMA (London Bullion Market Association) constitue un gage de sérieux et de fiabilité. Les faux lingots d’or n’en disposent généralement pas, même si la créativité des faussaires semble sans limites.

Pour résumer, chaque type d’objet en or possède ses propres repères :

  • Les bijoux authentiques portent des poinçons officiels qui attestent de leur carat et de leur teneur en or.
  • Les lingots affichent un numéro de série, un titre de pureté (souvent 999,9 ‰), un poids précis et la marque du raffineur. 
  • Les pièces d’or présentent quant à elles une valeur faciale, une année de frappe et des marques monétaires précises.

Un poinçon identifiable, un test simple à la maison (comme le test de l’aimant) ou un certificat d’authenticité délivré par un bijoutier professionnel vous donnent de grandes chances de posséder un objet en or véritable. Croiser ces critères reste la meilleure façon d’être sûr à 100 %. Pour éviter toute erreur d’appréciation ou contrefaçon, n'hésitez pas à vous adresser à des professionnels de l'or.

Les garanties d’un achat sécurisé

Pour éviter toute mésaventure, le plus sûr reste de passer par un tiers de confiance reconnu pour vos achats d’or. Chez AuCOFFRE.com, les pièces, lingots et lots de bijoux sont :

  • Certifiés par des ateliers et raffineurs accrédités (LBMA).
  • Traçables un par un, depuis la production jusqu’au stockage.
  • Stockés en coffres sécurisés, hors du système bancaire.

Ces garanties éliminent le risque de tomber sur une contrefaçon et offrent une sécurité patrimoniale réelle : vous détenez de l’or authentique, protégé et transmissible sans inquiétude.

À retenir

Le faux or circule bel et bien, mais il existe des moyens simples pour s’en protéger : vérifier les poinçons, contrôler le poids et la couleur, tester l’aimantation et exiger des certificats fiables. Ces gestes suffisent souvent à déjouer les contrefaçons.

Si vous souhaitez aller plus loin et renforcer vos réflexes d’investisseur averti, mieux vaut s’appuyer sur un intermédiaire reconnu comme AuCOFFRE.com pour acheter, vendre ou transmettre de l'or sans mauvaise surprise.

FAQ : La qualité de l'or en un coup d'œil

Comment reconnaître le vrai or du faux ?

Un bijou en plaqué or coûte généralement entre 20 et 200 €, selon l’épaisseur du placage et les métaux utilisés (cuivre, laiton, argent). Il est esthétique mais peu durable, et n’a aucune valeur d’investissement.

Comment reconnaître l'or 18 et 24 carats ?

Le vrai or se distingue par sa densité, sa non-magnétisme et la présence éventuelle de poinçons officiels indiquant son carat. Il ne s’oxyde pas, ne ternit pas et garde son éclat dans le temps. Le faux or, souvent en alliage ou en métal plaqué, peut se décolorer, laisser des traces sur la peau ou être attiré par un aimant. En cas de doute, un bijoutier professionnel ou un test de certification reste la meilleure garantie d’authenticité.

Comment reconnaître le vrai or du faux ?

L’or 18 k contient 75 % d’or pur, complété par d’autres métaux (argent, cuivre) pour le rendre plus dur et adapté aux bijoux du quotidien. L’or 24 k, dit or pur (999,9 ‰), est plus jaune, plus dense et aussi plus malléable : on le retrouve surtout dans les lingots ou les pièces d’investissement. La différence se repère à la couleur, au poinçon (tête d’aigle pour l’or 18k) et parfois au poids du métal. 

Comment tester l'or à la maison ?

Plusieurs méthodes simples permettent une première vérification :

  • le test de l’aimant (l’or n’est pas magnétique) ;
  • l’observation à l’œil nu pour repérer des traces de dédorure ou une couleur irrégulière ;
  • et, avec précaution, le test à l’acide : si une goutte d'acide nitrique ne provoque aucune réaction chimique du métal, il s'agit d'or véritable. 
    Ces tests donnent une première indication, mais seul un bijoutier professionnel ou un appareil de mesure spécialisé (comme un spectromètre) peut confirmer l’authenticité avec certitude.

Comment savoir si un bijou est en or ?

Un bijou en or porte un poinçon indiquant sa pureté (375, 585, 750 ou 999). L’or véritable, jaune ou blanc, ne s’oxyde pas et ne colore pas la peau. En cas de doute, un bijoutier ou un professionnel expert en métaux précieux peut confirmer le carat exact du métal.